Histoire du Lycée
L’histoire du Lycée polyvalent Bellevue s’inscrit dans la longue évolution d’un site sur les hauteurs de Toulouse. |
|
Au Moyen Âge, les coteaux de Pech-David qui dominent le « grand chemin francès » (actuelle route de Narbonne) sont couverts de terres agricoles, de vignes et de bois appartenant à des familles nobles ou à des institutions religieuses toulousaines. À partir de l’Epoque moderne, les élites toulousaines, comme les Cathelan au XVIIe siècle, commencent à construire ou transformer des résidences de campagne autour de la ville. C’est dans ce contexte que se développe le domaine. Le vaste château de style classique, classé monument historique, est construit au XVIIIe siècle pour les Niquet, une famille de parlementaires toulousains.
|
La première représentation figurée du domaine de Bellevue, propriété de Pierre de Cathelan, trésorier général de France en la généralité de Montauban : une grande maison à droite du plan (côté ouest), bordé d’un jardin à la française, et deux alignements d’arbres à gauche du plan (vers l’est), jusqu’à la route de Narbonne. Le chemin de Pouvourville borde le nord du domaine (en bas du plan).
|
|
Bellevue est repérable au bas de la carte : c’est le dessin d’un bâtiment surmonté d’un petit fanion ; des pointillés figurent une allée d’arbres jusqu’à la route de Narbonne (trait orange bordé de noir). La maison porte le nom de la famille qui en est propriétaire : Niquet. |
Pendant la Révolution, le château connaît l’affrontement entre républicains et insurgés contre-révolutionnaires : ce sont les combats de Pech-David au cours de l’été 1799, épisode le plus meurtrier de la Révolution dans le Midi toulousain. L’édifice subit le feu des forces républicaines qui forcent les royalistes à la déroute. Le domaine prend le nom de “Bellevue” une vingtaine d’années après, en référence à la vue dégagée depuis la terrasse du château. Un petit belvédère, aujourd’hui dans l’enceinte du Collège Bellevue, surplombe le site. |
En 1884, le banquier Théodore Ozenne, lègue au Lycée de garçons de Toulouse (actuel Lycée Pierre-de- Fermat) les trente-trois hectares du domaine destinés à favoriser l'épanouissement des lycéens à l'écart du centre-ville.
|
|
|
|
Maison de repos pour les « poilus » durant la Première Guerre mondiale, séjour des « Chantiers de la jeunesse française » sous l’Etat français : Bellevue traverse les crises du XXe siècle avant de retrouver sa vocation éducative. En 1946, « l’annexe de Bellevue » accueille ses vingt-deux premiers élèves dans une classe unique. La circulaire ministérielle de 1952 transforme « l’annexe » en « Lycée pilote mixte », laboratoire d’expérience où s’éprouvent des méthodes les plus actives au service de la pédagogie. La construction des bâtiments d’enseignement est confiée à l’architecte Camille Montagné. Le décret ministériel du 16 décembre 1955 marque la naissance du « Lycée Toulouse-Bellevue », autonome du Lycée de garçons. |
La seconde moitié du XXe siècle voit l’urbanisation rapide du sud de ville, qui se dote d’établissements scientifiques installés autour de l’Université Toulouse-III Paul-Sabatier. Aujourd’hui, le site du lycée conserve une double identité : celle d’un parc arboré de l’ancienne campagne toulousaine et celle d’un lycée public du chef-lieu de la Région Occitanie. Les bâtiments historiques et les extensions modernes témoignent des différentes étapes de transformation d’un lieu d’éducation et de vie pour des générations d’élèves. |
|